22.10.2010
L'amour est-il soluble dans la cire à épiler ?
J'ai une esthéticienne championne du monde du sourcil impeccable.
Je vais donc la voir régulièrement. Entre deux arrachage de poils faciaux à la cire - Car oui, messieurs, je vous le révèle, nous aussi nous pouvons avoir une jolie moustache, voir un bouc très seyant (ah tout de suite on fantasme beaucoup moins) - nous papotons entre filles de sujets fondamentaux comme la bonne de base de maquillage à utiliser, la vie, les vaches ...
Et l'amour.
Elle me confie à ce moment combien elle trouve difficile actuellement de former un couple : filles libérées, garçons très sollicités qui résistent mal à la tentation. Incartades et infidélités à répétition et désir d'indépendance font qu'elle a l'impression d'être dans l'époque du couple Kleenex, jetable à à la première difficulté.
J'avoue ma surprise car n'étant plus sur le marché depuis lurette, le meuri m'ayant mis le grappin dessus il y a deux ou trois siècles, ces problématiques sont un peu lointaines pour moi. Et j'ai du mal à réaliser les difficultés à fonder un couple stable.
Même si l'invention du mariage - ou de la vie conjugale d'amour est relativement récente (autrefois on se mariait plus pour consolider les liens entre deux familles qu'autre chose) c'est vrai que le couple éphémère, c'est un peu triste.
Ceci dit, en y réfléchissant, il y a mille façons d'envisager un couple.
Et si un voyage dans le temps et plus de moyens me permettaient de remodeler ma vie conjugale, pour ma part, je n'envisagerais plus une vie commune.
Mon idéal serait deux appartements proches mais séparés.
Au risque de faire hurler certaines de mes copines qui n'envisagent pas un pas sans leur cher et tendre, et bien que le meuri soit définitivement le seul homme capable de me supporter dans le monde, la période collés-serrés du début passée, je suis quelqu'un à qui il faut lâcher les baskets.
Avoir quelqu'un en permanence dans les pattes au quotidien n'est vraiment pas ce que je préfère. Etre seule chez moi avec mon chat et mes lubies est probablement un des trucs que je kiffe le plus au monde.
J'attends donc avec impatience le moment où un de mes fils ira voir ailleurs s'il y est pour transformer sa chambre en bureau, y installer mon bazar et coller un écriteau "le premier qui me dérange, ça va chier" sur la porte.
Pour revenir aux jeunes filles qui ont du mal à trouver l'âme soeur, je leur dirais simplement : 1. Oubliez le prince charmant, c'est un métrosexuel égocentrique totalement inintéressant. 2. L'amour-toujours, ça ne marche pas à tous les coups, mais on y survit 3. Inventez votre propre couple, ça ne regarde que vous et pas les autres.
Le mien de couple va encore bien au bout de 27 ans, je vous remercie. On marche à peu près dans la même direction même si on emprunte pas toujours les mêmes chemins ni les mêmes chaussures (moi des Louboutins, le meuri des claquettes Adidas). Et même si le meuri regarde d'un sale oeil tous les ordinateurs et smartphones qu'il croise sur son chemin.
Mes sourcils aussi vont très bien. Ils sont magnifiques.
Mais je vous l'ai déjà dit.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (39) | Envoyer cette note | Tags : sourcils, épilation, cire, couple, amour
23.01.2009
Pince-fesses story 3
Car j'ai une vie mondaine extravagante !
Grâce à la bienveillante E - nous l'appelerons ainsi par souci d'intimité - j'ai récupéré une invitation pour le lancement du site Téva.fr hier soir dans un grand magasin de cosmétiques (il me sponsorisent, pas je vais pas citer leur nom, t'es fou toi), situé rue de Passy dans le un-seize à Paris, pour une soirée cocktail-shopping.
Auteuil, Neuilly, Passy, c'est pas du gâteau, Auteuil, Neuilly, Passy, tel est notre ghetto... Les Inconnus, Philosophes existentialistes
La copine qui devait m'accompagner et m'éviter de dépenser des sommes déraisonnables m'avait lâché pour cause de gastro filiale foudroyante (décidemment les mômes c'est quand même une plaie).
J'espérais voir Camille et Oopsy, mais telles les troupes de secours de Napoléon à Waterloo, elles m'ont également lâchement abandonné sous des prétextes vaseux (genre trop de boulot ou je pars en week-end, tu parles si je vais les croire)..
Je me retrouvais donc seule face à moi-même. Quoique..
J'ai un magnétisme animal qui attire les dingos, les losers, les blaireaux et les pervers : les phéromones sans doute. J'ai donc récupéré à l'entrée LE pique-assiette de la soirée qui est entré en montrant une fausse carte de visite TF1, vraisemblablement piquée dans un autre cocktail, et en disant "rédaction TF1".
Mais bien sûr, un journaliste de TF1 en ciré jaune sur un costard avachi et un nez qui sent le biturin à 100 mètres, c'est tout à fait crédible..
Le gusse m'agrippe donc et me dit "je travaille à TF1, bien le cocktail, vous voulez aller manger, je connais un petit restau..."
Je l'ai gratifié d'un "dégage, pauvre cloche.." tout à fait aimable avant d'aller zigzaguer entre les rayons un verre dans une main et un petit four dans l'autre.
A force de zigzaguer et d'essayer plein de trucs, j'ai fini par tomber sur le rayon des parfums rares et amoureuse du parfum des parfums, bonheur des bonheurs, extase des extases...

(je ne sais pas si c'est très net : Fleurs de Citronnier de Serge Lutens)
MMMMM...
On se croirait dans un champ de citronniers en fleurs..
Evidemment à un prix exorbitif (exorbitant ET prohibitif). Ben oui, les filles, vous n'étiez pas là pour m'arrêter, c'est de votre faute...
Et, drivée par des vendeuses toutes plus blondes, grandes, minces les unes que les autres (GRRRR...) MAIS TRES CHARMANTES ET AIMABLES, je doit bien l'admettre, j'ai atterri au bar à sourcils ou j'ai vécu une expérience inédite.
L'épilation du sourcil à la cire...
Résultat ? Ca fait un mal de gueux.
Mais c'est vachement bien. Net et tout.. ET gratuit en plus. Enfin pas tout à fait : je me suis fait refiler le kit à sourcils. Quelle poire je fais...
Quand j'ai demandé à la sourcilleuse en chef à quel rythme il fallait subir l'affaire, elle me dit "boh, toutes les 3 semaines/un mois environ"..
.... Heu
C'est là que je lui ai annoncé que notre histoire d'amour naissante était impossible ... Et que j'allais essayer de conserver son chef-d'oeuvre à la bonne vieille pince à épiler à Manu, en fait...
Après m'être fichu la tête dans un seau à champagne rempli de glace pour arrêter la douleur (non, je rigole, franchement le sourcil à la cire c'est bien), j'ai tenté le bar à ongles, qui était pris d'assault. Evidemment, tu parles dès qu'il y a un truc gratos, c'est la curée.. J'ai donc pris mes cliques, mes claques et mes emplettes, fendu la foule qui commençait à se compacter l'heure avançant et gagné la sortie où on m'a remis un petit sac avec ceci...

Je crois que j'ai bien fait d'arriver et de partir tôt, car des petits sacs, il n'y en avait pas des tonnes à vue d'oeil..
Tant pis pour les autres... MOUAHAHAHHA...
J'ai quand même eu la réflexion suivante : j'avais l'impression de connaître pas mal de têtes, alors que je ne connaissais strictement personne à ce cocktail. Alors est-ce qu'on croise toujours en fait les mêmes personnes dans ce type de manifestation ou sont-elles tellement stéréotypées qu'elles finissent par se ressembler toutes ? J'ouvre le débat...
Désolée mes chouchous de ne pas être passée sur vos blogs hier soir, mais comme vous pouvez le constater, j'ai une vie nocturne trépidante qui m'empêche de surfer sous peine d'être encore debout à 3 heures du matin.. Ce soir je passe, promis, promis..
06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note | Tags : téva, serge lutens, cocktail, sourcils, epilation



