11.11.2010
Ni pute, ni soumise, mais marrante
Qui ne connait pas l'association ni putes, ni soumises ?
Fondée après le meutre atroce d'une jeune fille brûlée vive dans un local à poubelles, le mouvement a d'abord connu un développement en France avant de s'internationaliser pour arriver aujourd'hui à une soixantaine de comités en France et en Europe.
Leur but ? Entreprendre toute action susceptible de promouvoir l'égalité entre les hommes et les femmes et de défendre le combat des femmes partout où leurs droits et leur intégrité physique sont bafoués.
L'association est fermement attachée à la mixité et au respect mutuel au delà des distinctions de sexe, d'origine, d'opinion, de religion ou de philosophie.
A l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, France Télévisions a voulu soutenir les initiatives de ni putes ni soumises. Et organisé un grand gala de soutien au théâtre Le Palace avec des artistes comiques confirmés ou très prometteurs dont, Anne Roumanoff, Anthony Kavanagh, Titoff, (le très charmant) Stéphane Rousseau, Elisabeth Buffet, Shirley Soagnon, Denis Maréchal, Malik Bentalha, Alex Lutz, Isabelle Alonzo, Baptiste Lecaplain, Nadia Roz, Régis Mailhot et Kev Adams.
Le tout présenté par le pétillant Cyril Hanouna. Qui s'est fait engueuler par mes soins pour nous avoir piqué notre place, le lancement étant tourné dans notre baignoire (pas pour se laver la baignoire, je précise, la baignoire du théâtre dans laquelle nous étions installés, le meuri et moi).
Depuis le meuri ne retrouve d'ailleurs plus son Damart, nous soupçonnons également Cyril Hanouna d'être parti avec.
Et je peux vous assurer que le 25 novembre si vous regardez le gala sur France 4, vous allez passer un excellent moment. Tous les artistes cités ci-dessus vous offriront un sketch chacun, pour vous faire rire jusqu'au bout de la nuit !!
L'occasion de les découvrir ou de les re-découvrir avec mention spéciale à Malik Benthala qui m'avait déjà fait défuncter de rire lors de la soirée "Paris fait sa comédie" également organisée par France 4.
Et si vous souhaitez plus d'info sur Ni Putes Ni Soumises, les aider ou contribuer c'est
70 rue des Rigoles - 75020 Paris
Tel : 01 53 46 63 00
Allez voir, c'est bien. On ne se bat jamais assez contre la connerie humaine qui malheureusement est un puit sans fond.
Pour finir, j'ai copieusement saoûlé tout le monde avec mon retour anxieux au Palace après 30 ans d'éloignement. C'était triste. Ils ont tout remis en état et repeint le théâtre... en rose.
Probablement sa couleur d'origine.
Mais ce rose était d'une tristesse affligeante. Je ne reviendrais pas sur mes états d'âme. Ce n'est ni le moment ni le lieu. Et d'ailleurs, je les ai déjà décrits ICI
Merci à Myriam et Audrey de France Télévisions pour cette soirée !
Et Cyril Hanouna, rends-nous le Damart du meuri. Depuis, il est de vachement mauvais poil !!

06:00 Publié dans Spectacles | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : ni putes ni soumises, gala, soirée, palace, anne roumanoff, titoff, anthony kavanagh, stéphane rousseau, alex lutz, cyril hanouna, france télévisions
30.10.2008
Un pt'it goût de revenez-y
Il y a certains jours où je me dit que malgré mon âge avancé - voire cacochyme aux yeux de certains bébés bloggeurs - je suis encore super in the move...
Sans vouloir me lancer de fleurs..
Et puis si, tant pis, je me les lance, sinon qui le fera...

Un sujet m'était récemment venu à l'esprit, et le journal Gala m'a grillé la politesse en publiant un article pile-poil sur le dit sujet aujourd'hui.
Le point de départ : la réouverture du Palace - lieu mythique des nuits parisiennes dans les années 70-80 - restauré et rendu à sa vocation originelle : un théâtre, désormais consacré aux spectacles des comiques et autres stand-ups. C'est Valérie Lemercier qui essuiera les plâtres.
Sauf que... N'en déplaîse aux repreneurs des lieux, pour moi le Palace restera éternellement un lieu de danse et de plaisir inégalable ...
Car oui, mes chouchous, vot' Manu ELLE Y ETAIT...
Revenons rapidement 30 ans en arrière. L'ère Disco battait son plein et à New-York ouvrait le Studio 54, où allaient s'encanailler tous les bioutifules pipeules de l'époque, mélangés aux branchés et à des gens de la rue choisis sur leur look ou leur bonne mine.
A Paris, un jeune gay épris de fête et de délire, Fabrice Emaer, décide d'appliquer la même recette et reprend un théâtre à l'abandon rue du Faubourg Montmartre : Le Palace.
Fêtes folles, dans tous les sens du terme, lasers, le DJ branché de l'époque : Guy Cuevas, extravagants, célébrités, gays, lesbiennes, travelos (on ne disait pas encore drag-queens), branchés, et gens de la rue se mélangent pour créer une ambiance unique. La boite connait un succès fulgurant et les files d'attente s'allongent à l'entrée.
Files d'attentes ou Manu et ses potes super-lookés attendaient aussi. Parfois, on ne rentrait pas, et on allait se taper un kébab rue du Faubourg-Montmartre en faisant les cons. Parfois on rentrait et là, c'était le bonheur dont on profitait jusqu'au bout de la nuit. On matait plus qu'on ne dansait parfois, car le spectacle était vraiment dans la salle... Parfois aussi, on se retenait toute la nuit d'aller aux toilettes, parce que là, c'était vraiment très chaud.. Parfois on crevait de soif, parce que les consos étaient vraiment chères et qu'on avait plus assez de sous...
Des célébrités ? On en croisait quelques-unes... Mais contrairement à la légende, elles n'étaient pas si "mélangées" que ça... Très vite s'était ouvert un carré VIP qui s'appelait le "Privilège" et où les people se retrouvaient entre eux.. Quant aux folles soirées privées, tu rentrais pas, même pas en rêve...
J'ai quand même croisé Gainsbourg un jour de chance. Tétanisée, je n'ai même pas osé l'aborder. J'étais encore jeune...
C'est vrai que l'ambiance était unique et assez dingue. En tous cas, je ne l'ai jamais retrouvée ailleurs..
Un jour pourtant j'en ai eu marre de faire la queue pendant des heures dans le froid. Et je me suis tournée vers des lieux plus traditionnels, mais où on rentrait plus facilement...
Et puis le Palace a fermé, pour une histoire de drogue.. Fabrice Emaer le relance, mais meurt, du sida, en 1983. Fin des années disco, début des années fric.
Il y a bien eu quelques tentatives de relance, mais l'esprit n'y était plus.
Entre temps, de mon côté, j'avais rencontré mon meuri et un peu changé de vie en laissant derrière moi les années Palace..
Mais je n'ai jamais oublié, jamais.. Je ne suis pas nostalgique, non, la nostalgie ne sert à rien et le passé est le passé. J'ai juste un petit pincement au coeur quand on m'annonce que le Palace devient un théâtre avec son décor rococo d'origine restauré.
Pour moi, le Palace restera éternellement un lieu laqué de rouge et noir ou les lasers venaient percuter les boules à facettes et où on pouvait danser jusqu'au bout de la nuit à moitié à poil ou avec une plume dans le derrière sans que personne ne dise rien.
Et je n'irai pas y voir les spectacles qui y passent. Epicétout.
Faut pas déconner avec les souvenirs à Manu.

06:38 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : palace, disco



