29.11.2011
L'horreur
Comme beaucoup de mes consoeurs j'ai eu à subir les pulsions d'imbéciles qui pensent que la femme est un self-service disponible 24/24.
Exhibos qui te collent leur zboub sous le nez, mains aux fesses, tentatives de tripotage non consenties, voire tentatives plus poussées (jamais abouties, car repoussées, je te rassure)
Jeune, je subissais sans trop rien dire. C'était quasi-normal à l'époque. On constatait, point.
Et j'ai commencé à répliquer.
J'ai distribué un certain nombre de baffes retentissantes suite à des mains aux fesses dans le métro ou dans la rue, en me prenant parfois un boomerang en retour du type furieux.
Shooté dans les parties des exhibitionnistes.
Hurlé sur des types qui tentaient de se coller à moi.
Fais des scandales face à des propositions graveleuses qui ne me convenaient pas.
(parce que la proposition graveleuse qui convient c'est plutôt pas mal)
Je me souviens avoir carrément retourné les doigts d'un type qui l'avait plaquée contre mes fesses alors que le wagon était transformé en boite de sardines un jour de grève. Il ne pouvait pas se dégager, vu la foule, je l'ai vu passer du rouge, au vert, au blanc, au violet avant d'arriver à se dégager à la station suivante et de filer sans demander son reste.
Ou d'avoir bourré de coups et frappé avec ma baguette de pain (véridique) un type qui m'avait suivie dans mon immeuble et tenté de me coincer dans l'ascenseur.
Ou encore d'avoir hurlé en plein wagon, quitte à passer pour une dingue "TU VEUX PAS QUE J'ENLEVE MON SLIP, CA IRA PLUS VITE, CONNARD" à un type qui pensait que le frotti-frotta était la dernière danse à la mode.
C'est pénible, c'est humiliant, c'est même traumatisant, mais à ce stade après quelques heures/jours/mois difficiles, personnellement, j'ai survécu. Et mon âge canonique me préserve un peu plus qu'avant des imbéciles aux mains balladeuses.
Je ne sais pas en revanche comment j'aurais récupéré après une agression plus grave. Beaucoup plus difficilement, voire pas du tout, je suppose.
C'est pourquoi je ne peux même pas imaginer le calvaire qu'a subi cette journaliste Caroline Sinz, tripotée, malaxée, touchée, voire pire par des dizaines de mains et d'autres partie de l'anatomie d'une bande de débiles profonds.
Ne va pas m'expliquer que c'est culturel et que ces gens vivent un siècle derrière nous.
Il n'y a aucune excuse à leur comportement, culture ou pas.
Ces gestes me donnent juste envie de châtrer leurs auteurs à l'épluche-légumes. Rouillé.
Sans aucun procès, ni aucune compréhension. Et d'appliquer la loi du Talion la plus primaire.
Oeil pour oeil, couille pour couille.
Bien sur, le cas de cette journaliste qui, elle a les moyens de parler et de faire parler de son cas, ne doit pas masquer les cas de millions de femmes qui subissent ces mêmes violences et se taisent en France et partout dans le monde.
Il n'est qu'un des exemples d'une bestialité brutale et imbécile.
Et ne me dites pas "elle n'aurait pas du y aller, elle devait s'y attendre".
Parce que là, je sors tout de suite l'épluche-légumes. J'en ai toute une collection d'abimés très intéressante.
Je vous préviens.

06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : viol, agression, attouchements caroline sinz |
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22.07.2011
Tristane Banon - Mal de mère
Depuis quelques temps, je vais voir un peu ailleurs. Dans les colonnes de la plateforme collaborative du Nouvel Observateur, LePlus Obs ...
Autre ton, autres sujets. Ca me permet d'écrire autrement et de ne pas tourner en rond ...
Certains billets sont retenus par le comité de rédaction... D'autres non et restent (un peu) au fond du tiroir virtuel.
Je me suis dit que les "oubliés" pouvait être recyclés ici.
Double avantage, ça leur donne une deuxième vie et ça m'évite d'écrire puisque je suis en mode vacances sur le blog.
J'avais rédigé ce qui suit il y a deux semaines. Evidemment, depuis il y a eu moultes rebondissements dans l'affaire Banon-DSK : révélations d'Anne Mansouret, audition de François Hollande, transmission possible du dossier à l'avocat de Nafissatou Diallo... Le billet n'est donc plus tout à fait d'actualité. N'empêche que le fond est à mon sens toujours valable.
Du moins c'est mon avis et je le partage...
Donc...
Que Tristane Banon soit victime avérée d'un viol par Dominique Strauss-Kahn ou mythomane notoire, comme le suggèrent certains témoignages d'anciens condisciples, c'est désormais à la justice d'en décider.
Mais sa souffrance, elle, est certainement bien réelle.
Et remonte vraisemblablement à une époque plus ancienne que les faits qu'elle expose sur la place publique aujourd'hui.
Et il n'y a pas que sa personnalité largement disséquée et analysée qui interpelle dans cette affaire.
Selon sa biographie, elle a été abandonnée dès la naissance par son père, qui s'est perdu entre l'hôpital et la mairie.
Sa mère, qui s'appelle Anne (Mansouret), la prénomme alors .... Tristane. Lacan aurait adoré, Freud aussi, probablement.
Triste jeu de maux.
Tristane Banon affirme ensuite que sa mère l'a elle aussi totalement délaissée pour s'occuper uniquement de sa carrière politique et de ses (nombreux) amants en la laissant aux mains d'une nounou alcoolique qui la battait.
Après une enfance douloureuse, mère et fille se réconcilient à l'âge adulte.
C'est pourtant cette mère qui empêchera Tristane, toujours selon ses dires, de porter plainte contre DSK au moment de la tentative de viol.
"Pour ne pas nuire à sa carrière et traumatiser la fille de DSK"
C'est encore elle qui déclare suite au dépôt de plainte de sa fille "j'ai minimisé la souffrance de ma fille".
Mais quelle sorte de mère pense à protéger les sentiments de la fille d'un "ami" au lieu de ceux de sa propre progéniture ? Ou "minimise" la souffrance de sa fille suite à une tentative de viol ? Comment peut-on "minimiser" une tentative de viol ?
Une génitrice le peut certainement, mais pas une mère au sens où on l'entend généralement.
Une femme plus préoccupée de sa propre carrière et de sa position sociale possiblement compromise par un scandale mettant en cause un de ses amis que par le bien-être de sa fille.
La seule excuse qu'elle pourrait avoir pour son comportement serait l'hypothèse de la mythomanie de Tristane Banon, sa mère agissant ainsi pour l'empêcher de se ridiculiser en public. Le "minimiser" la souffrance s'appliquant dans ce cas à une souffrance psychique de sa fille.
Nul ne sait vraiment ce qui se passe entre la mère et la fille, mise à part la version qu'en offre Tristane Banon au public au travers de ses romans et de ses interviews.
Ce qui est certain c'est quelle ont visiblement une lourde histoire commune à éclaircir. Et des problèmes à régler avec toute une palette de possibilités entre mythomanie et rejet maternel.
Ce qui est certain aussi c'est qu'une mère toxique n'est pas le meilleur moyen de démarrer dans la vie, comme le rappelle un film actuellement à l'affiche "my little princess" qui raconte la relation malsaine qu'entretenait avec sa fille la photographe Irina Ionesco.
Le mal de mère ne se soigne pas avec de la nautamine.
Malheureusement.

06:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : banon, dsk, mansouret, viol, procès |
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