29.10.2009
In the mood for boire - Episode 2
Ma (presque) vie de château
Je vous avais laissés il y a deux jours au sortir d'un cours d'oenologie où, miracle de l'apprentissage, je suis passée d'une totale incompréhension de la vigne à un nez capable de détecter les arômes de poire et de miel dans un Sauternes..
Mmmmm... Le Sauternes..
Au passage, si vous voulez une formation c'est 150 euros de l'heure..
Y'a pas de petit profit.
Pour parfaire notre formation, direction le terroir de l'Entre-deux-mers, et plus précisément le chateau de Camarsac où nous avons été reçues par le propriétaire Thierry Lurton, un homme totalement passionnant et passionné qui vous donnerait envie de troquer votre F4 en ville pour un carré de vigne à cultiver dans le Bordelais.
Les gens comme lui, on devrait les déclarer trésor national comme au Japon et leur embrasser les chaussures avec vénération.
Après un déjeuner de cochonailles - au passage, je suis actuellement en train de faire changer intégralement mon sang, l'ancien étant totalement saturé de graisses après la première couche de charcute de la veille - de cannelés maison dont je me suis baffrée au mépris de la plus élémentaire bonne tenue, le tout accompagné d'une sélection des vins du domaine, histoire de ne pas perdre la main, Thierry Lurton nous a fait visiter ses chais et son domaine en nous expliquant son travail et son amour de la vigne.
Visite complétée par un tour historique du château qui date, pour sa partie la plus ancienne, du XIIIème siècle.
Et dont je ferais volontiers ma résidence secondaire. Du coup, j'ai demandé à Thierry s'il voulait bien m'épouser. Malheureusement, sa femme n'était pas d'accord.
Loupé.
C'est bien dommage. Vous en conviendrez, non ??
Nous nous sommes arrachées de ce cadre enchanteur avec en prime un cadeau du chatelain : un pot de gelée de vin à déguster avec du fromage (une tuerie) pour filer sur Saint-Emilion visiter la magnifique petite ville - qui vaut vraiment le coup d'oeil. (mes photos de Saint Emilion sont loupées, on ne voit rien, inutile de vous les montrer)...
Et rencontrer Murielle Andraud, propriétaire et exploitante d'un domaine. Avec son mari, Jean-Luc Thunevin, alors qu'au départ, ils n'étaient pas du sérail local, ils ont progressivement acquis des parcelles et conçu leur propre vin (au début dans leur garage, ne possédant pas de chais), aujourd'hui très côté auprès des amateurs en général, et du guru du vin, Robert Parker, en particulier. Robert Parker ayant même surnommé Jean-Luc Thunevin le "bad boy" de Saint-Emilion, à cause de ses méthodes originales, le vigneron s'est amusé à donner ce nom à un de ses vins.
Evidemment la visite s'est terminée par quoi ? .... Une dégustation.. Dans le bar à vin commercialisant les crus du domaine.
Ou l'on speake englishe wizze the french accent..
Une dernière provision de macarons de Saint-Emilion, recette des religieuses locales, de cannelés, sans oublier un très bon Saint-Emilion grand cru pour le meuri (je ne me suis pas moquée de lui, je peux vous dire) et retour sur Bordeaux pour notre dîner au restaurant le 7ème péché..
Dîner tout en saveurs subtiles et en contenant originaux ... accompagné de quoi ? Je vous le donne Emile.. DU VIN ... voilà, vous avez deviné..
Assortiment de mises en bouche - si si ça se mange, très bien même...
L'indispensable foie gras, version artistique..
Autant vous dire qu'après une journée passée à picoler et à se remplir la panse, nous étions plutôt au taquet. Et que, après le dîner j'ai regardé mon lit au fond des yeux comme s'il venait de m'offrir un solitaire douze carats..
Mais le week-end n'est pas encore terminé. Demain je vous raconte, pour finir, comment j'ai découvert mon point O et tenté ma chance dans un autre château..
06:00 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note
| Tags : bordeaux, vin, oenologie, saint-emilion, dîner, restaurant |
25.01.2009
Déceptivation
Pour leur 50 ans de mariage, mes ancêtres voulaient faire une bonne bouffe au restaurant et nous inviter.
Après avoir longtemps hésité nous avions opté, pensions-nous, pour un bon compromis entre les prix exorbitants des grands restaus et le risque d'être déçus par une gargotte pas chère mais bas de gamme.
Nous avions choisi la formule "bistro de grand chef". Ces petits établissements où les toqués offrent à leur clientèle des plats plus simples mais goûtus...
En l'occurrence : le bistro de Christian Constant, situé rue Saint-Dominique au pied de la Tour Eiffel dans le 7ème.
Je suis déjà arrivée sur place énervée parce que mon ancêtre maternelle m'avait au préalable appelée 12500 fois en me soutenant mordicus que le restaurant était au situé au 107 (et non au 139) de la rue ; que j'avais du la persuader que le restaurant était bien situé au 107 ; qu'elle m'avait rappelé pour me dire qu'il y avait un autre restaurant de Christian Constant au 135 et pas au 139, qu'ils hésitaient entre le 135 et le 139, et que finalement ils optaient pour le restaurant au 135 et plus au 139.
Après cette série d'appels hystériques qui à fait grimper mon taux d'adrénaline et mon risque cardio-vasculaire d'une bonne douzaine de degrés, nous avonc donc retrouvés mes parents non pas au bistro de Christian Constant, comme prévu initialement mais au restaurant "Les Cocottes" du susdit.
Pour ceux qui se sont déjà perdus en route, j'envoie l'équipe de secours. Moi-même j'ai eu du mal à suivre.
La confusion du départ s'explique néanmoins : Christian Constant a 4 restaurants différents dans la même rue..
Nous pénétrons donc dans "Les Cocottes". Et là... Mouif. Je tord le nez.
On mange sur des tabourets de bars devant des tables hautes. Dans un décor design.
Je me méfie des restaux branchés et j'ai HORREUR de bouffer sur des tabourets de bar. On ne peut pas être plus mal installé que sur ces machins.. Déjà c'était mal parti.
Après un débat supplémentaire de 15 minutes sur le pourquoi du choix du restau (en fait la mother voulait absolument manger un truc qui était au menu des Cocottes et pas du bistro), mes parents ont commencé à focaliser sur le fait que mon fils aîné qui travaillait aujourd'hui et qui était en train d'arriver n'étaient pas encore là. En me demandant de l'appeler toutes les 3 minutes.
J'ai cru que j'aller commettre l'irréparable et les étrangler avec la serviette de table.
Le fils enfin récupéré, nous avons pu entamer le repas plus ou moins tranquillement, sous réserve d'oublier que ma mère, âgée quand même de 80 ans était donc très mal assise sur son tabouret de bar et s'agitait comme une puce sous acide.
Petit aparté sur ma mère : vous me voyez là tout de suite. OK. Vous prenez Manu énervée puissance 10 et vous obtenez ma mère. Du pur concentré d'énergie sur pattes. Quant à la mauvaise foi, comme dit mon fils, ma mère serait prête à faire déplacer le restaurant du 139 vers le 107 juste pour avoir raison (voir ci-dessus)... Enfin bref.
Que dire du repas et bien... J'ai mangé mieux. Pas mauvais, mais pas démentiel. Le principe du restau ? Comme son nom l'indique, quasiment tous les plats sont servis dans des cocottes en fonte.
En entrée des ravioles d'écrevisse : pas mauvais mais deux ravioles qui baignent dans un bouillon, c'est un peu juste.
En plat, cocotte de gibier sur lit de purée : là encore, très mangeable mais rien d'exceptionnel. Les plats du reste de la tablée étaient à l'avenant. Mon père avait pris un canard sauvage qui était carrément dur.
En dessert : clafoutis (je mangerais du clafoutis sur la tête d'un pouilleux). Très déçue. Tiédasse et pateux, le clafoutis tenait plus du flan que d'autre chose.
Et pour finir la soirée en beauté, ma mère et ses gestes désordonnés nous ont envoyés un verre de vin sur le pantalon (noir heureusement).
Je n'avais qu'une hâte c'était que ce repas se finisse, surtout que ce restau très coté (on se demande bien pourquoi) s'était rempli au fur et à mesure du repas jusqu'à étre blindé de gens qui attendaient de passer à table et donc très bruyant.
Non vraiment, pas top du tout.
Pour le même prix, et même peut-être moins cher, j'avais mangé pas très loin de là, rue de l'Université au restaurant Pétrossian où la jeune chef Sénégalaise Rougui Dia fait des merveilles avec le saumon.. Et dans une ambiance feutrée et calme, assise sur un fauteuil CONFORTABLE.
Donc, je ne vous conseille pas les Cocottes.
Ni ma mère d'ailleurs. A moins d'avoir des nerfs en béton armé.
Dire que je risque moi aussi de rendre les gens hystérique dans une trentaine d'année est une perspective assez terrifiante... mais pas fondamentalement désagréable..
MOUAHAHAHAH...

06:00 Publié dans Sorties | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
| Tags : restaurant, christian constant, les cocottes |
16.09.2008
Ce soir, c'est Tuesday Night Fever...
Ouaiche, ce soir mes choupinous, je vous le dis direct : pas de note ...
Parce que Manu elle va festoyer : une petite bouffinette en compagnie de gens agréables.
Moi je sors en semaine, et le samedi soir, je pionce.
C'est vachement hype.
Simplement, quand même deux petites nouvelles :
- mon RV choupinou m'a envoyé des Sleevefaces. Avec Acgs, j'ai DEUX participations . Et deux participants = CONFIRMATION DU CONCOURS !!! Rappelez-vous, il y a 4 lots (3 prix du public + celui du jury). Si vous êtes au moins 4, vous êtes certains de remporter quelque chose. Elle est pas belle la vie ??
- Vu à la télé hier soir : une bande annonce pour une émission-concert spéciale France-Québec sur France 2 : OOOOHHH, MOOONNNN DIIIIIIEUU... Ils vont tous être là TOUS ! Tous les braillards Canadiens qui chantent à se faire pêter le casque : en duo, en trio, en tous ensemble ET avec des braillards français (j'ai vu Patrick Fiori) + l'incontournable "chui tellemin biiienn" CELINE DION.
QUEL CAUCHEMAR : je pense que je vais m'organiser un séjour dans un grotte sans électricité. Ou sortir en fait.
Salut mes chonchons.. A demain.
08:28 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
| Tags : sortie, restaurant, canada, sleeveface, céline dion |



