12.04.2011
La semaine du boulet joue les prolongations
A peine avais-je fini de me gausser de mes contemporains lourdingues, que l'univers s'est vengé de façon magistrale..
Tout a commencé par un innocent coup de fil disant "ah ça fait une paye qu'on ne s'est pas vues, ça te dirait un petit thé toutes les deux" ?
Après tout, un petit thé ça ne se refuse pas.
Là où mon alarme personnelle aurait du se déclencher c'est quand cette première phrase a été suivie de "dimanche je suis dans ton quartier, je passe te voir vers 3/4 heures"
Ordinairement, je n'aime pas qu'on vienne perturber mon dimanche en m'obligeant à sortir les gateaux secs.
Ordinairement, je n'aime pas qu'on vienne me perturber chez moi tout court, j'ai horreur de recevoir.
Ordinairement, les seuls individus qui parviennent à passer le seuil de mon appartement sont passés à la décontamination et invités à remplir une enquête psychologique.
Ordinairement je suis fêlée.
Le dimanche arrive donc sous un soleil radieux et je suis coincée chez moi avec mon thé et mes gâteaux car obligée d'attendre Germaine qui passe donc vers 3 ou 4 de l'aprem'
Dans le créneau indiqué (à sa décharge, elle a été carrée sur l'heure) le carillon de ma porte retentit, j'ouvre l'huis, après avoir vérifié que mon 357 magnum est prêt à servir, et je trouve sur le pas de la porte ..
.. Un truc qui ressemble vaguement à une copine que je fréquentais un peu il y a quelques mois/années. Mais format bibendum. Et qui m'inspire irresistiblement l'envie de chanter la chanson d'Aznavour "tu t'laisses aller, tu t'laisses aller"...
Prendre du poids ça arrive à tout le monde, mais le cheveux gramouillé, la liquette pendouillante et pas très nette, le vernis écailllé, je l'ai connue nettement plus glamour.
Après quelques formalités d'usage "tu vas bien" "oui et toi" "les enfants" "oui, ça va" "et toi" "oui pas mal", Miss France rentre direct dans le vif du sujet sans préliminaires : elle s'effondre et me raconte que son mari la trompe depuis plusieurs mois.
Je précise que c'est une "copine" pas une "amie" et que je ne la connais pas tant que ça...
Entre deux hoquets, car Germaine a ouvert les vannes, je reste désemparée et me cache dans la cuisine en prétendant faire chauffer l'eau pour live-twitter mon désespoir, le sien et hurler à la face de l'univers
POURQUOI ????
Oui, pourquoi, moi alors que je pourrais être en train de boire un mojito sur une plage Bulgare ?
Mais Germaine ne désempare pas et me déballe les détails sordides de son cocufiage : où, avec qui, quand..
J'essaye tant bien que mal de trouver les mots pour venir à bout de sa détresse. Mais rien ne vient. Ma capacité d'empathie étant très basse, je suis handicapée du réconfort.
C'est à ce moment que Germaine, pour me prendre à temoin de la gravité de la situation, saisit son portable et appelle l'adultère époux et que sa partie du dialogue passe du sanglotant au hurlement..
pendant que dans le téléphone l'autre protagoniste chuchote "arhqhhgfgqgRERETETERRpfsschehhe"
Je suis paralysée au milieu de mon salon. Mon cerveau se met en mode panique et mes neurones tentent de trouver une issue de secours à Tchernobyl numéro 2 le retour.
Germaine finit par raccrocher et j'arrive à la persuader de rentrer chez elle se calmer en commettant tout de même une petite erreur. Sur le pas de la porte je lui lâche "tu me tiens au courant, hein"...
... Ce qu'elle fait dès le lendemain, en m'appelant hystérique au boulot, en plein milieu d'une réunion.
Dont je suis sortie pour lui dire (enfin) ma façon de penser en lui demander d'éviter dorénavant de me casser les couilles que je n'ai pas avec ses conneries et qu'il n'y a pas marqué "bureau des pleurs" sur mon front
Avant de lui raccrocher au nez.
2011 sera donc l'année où je me débarrasse petit à petit de toutes mes anciennes copines.
Je finirai seule en compagnie de mes chats.
Ce qui, au vu de la qualité des relations que je pouvais avoir, est finalement un moindre mal.

Ceci est ma photo de classe de seconde.
Le jeu du jour est "trouvez Manu"
Un indice : je précursais déjà vachement la fasheune.
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08.04.2011
La semaine du boulet - Chapitre final - Le boulet familial
Famille nombreuses, familles heureuses.
Sauf que je connais peu, voire pas de familles grandes ou petites qui n'ait pas son original, son mouton noir, son casse-pied, son fainéant, en bref, son boulet.
De la tante farfelue qui ne s'habille qu'en rose, en passant par le grand-père caractériel, la cousine hystérique, en allant vers des cas plus lourds, il est rare qu'une parentèle n'ait pas son secret plus ou moins honteux.
En ce qui me concerne ma famille est composée d'une palette de brindezingués totaux allant de l'illuminé au mythomane en passant le dépressif chronique.
Pour ma sécurité mentale, et la sauvegarde de ma tension arterielle, j'ai fait une croix dessus.
A part mes parents, je ne vois plus personne.
Et je suis heureuse de m'en être tirée à bon compte. A part quelques phobies, un taux d'angoisse normalement élevé, et un caractère de merde, j'ai échappé au pire.
Je ne me trimballe donc plus que quelques boulets beaux-parentaux qui ont pour seul tort d'être au mieux ennuyeux, au pire casse-couilles deux/trois fois par an.
Coucou, la belle-famille, si vous me lisez...
Et ma mère qui est un genre de Gengis Khan du 3ème âge et que je m'attends à devoir aller récupérer au commissariat pour outrage à agent et désordre sur la voie publique un de ces jours.
En revanche, pour d'autres... La famille c'est un peu un chemin de croix..
Le pire cas que j'ai pu croiser fut une copine de lycée (oui, encore une copine, j'en ai eu une collection assez gratinée), qui, un jour de trop plein, s'effondra dans mes bras en pleurant avant de me déballer la litanie de son hérédité tordue.
Des grands parents maternels cousins germains (oups). La grand-mère aux fraises qui n'hésitait pas à se mettre nue à la fenêtre en hurlant à la mort. Une mère accro aux médicaments et stone 23 heures sur 24, un père qui du coup s'était tiré avec sa belle-soeur (la soeur de sa femme) nymphomane qui se tapait tout ce qu'elle trouvait sur son chemin. Un demi-frère, qui était aussi son cousin, donc, agité et hyperactif et une demi-soeur en échec scolaire total.
Une tante interdite de casino, une autre qui en était à son 4ème ou 5ème mariage au bout duquel elle se faisait immanquablement plaquer. Avec un gosse en plus à chaque fois. Ses cousins étant tous soit caractériels, soit débiles. Un oncle au zonzon pour escroquerie. Une cousine call-girl (boh, y'a pas de sot métier). Un autre cousin disparu corps et bien en Amérique du Sud lors d'un voyage. Enfin, en feu d'artifice des arrières grands-parents pétainistes et collabos.
Seul ilot de normalité dans cette jungle hostile : elle-même et son frêre.
Elle était contente d'avoir échappé à la fatalité génétique, mais sa famille était parfois quand même un boulet difficile à traîner au quotidien..
Je suis certaine qu'en ce moment vous vous dites que votre belle-mère collante est finalement un petit, tout petit souci...
Voilà.
Le seul problème du boulet familial c'est qu'il est plus compliqué de s'en débarrasser qu'un autre.
Après, le cyanure c'est pas fait pour les chiens non plus.

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07.04.2011
La semaine du boulet - Chapitre IV - Le boulet à 2 de QI
Je n'intitulerai pas ce billet "le boulet blonde" car mes copines féministes risquent encore de m'engueuler.
De plus chez nos amis les bêtes, euh pardon les hommes, il y a également quelques très jolis exemples de boulets blonds à 2 de QI.
Attention à ne pas confondre le boulet à 2 de QI avec le boulet mou décrit hier.
Le boulet mou finit par comprendre ce que vous lui expliquez après une période variable de zéro à ... beaucoup de temps.
Le boulet à 2 de QI ne comprend jamais. Rien. Définitivement.
Et vous pompe votre oxygène à tenter de lui faire comprendre des choses qu'il ne comprendra jamais de toutes manières.
Ceci dit le boulet à 2 de QI a un avantage : il vous met sur un piédestal intellectuel. A côté de lui vous rayonnez d'intelligence et de vivacité.
C'est probablement pour cela qu'on en garde tous un ou deux sous le coude..
Exemples
"Maman tu peux me donner 20 euros ?"
"Non j'ai absolument rien sur moi"
"Bon ben donne moi 10 euros alors"
Fils boulet à 2 de QI blond vénal et obstiné
"J'adore la voix de Bernard Henri Lévy"
"Euh qui ?"
"Mais tu sais bien, Bernard Henri Lévy, celui qui chante l'envie d'aimer dans les 10 commandements, il chante troooop bien"
Copine boulet à 2 de QI philosophile
ooooo000000ooooooo
"Mon livre préféré est Zadig et Voltaire"
Frédéric Lefebvre boulet politique à 2 de QI, icône twitter
ooooo000000ooooooo
"Votre nom c'est bien Mme Manu Amanu ?"
"Non Manu Emanu"
"Ah avec un A, donc"
"Non avec un E"
"Donc Amanu"
"Non Emanu"
"Ah oui, et ce colis est pour vous"
"Non c'est celui de la dame à côté"
"Vous êtes sure ?"
"Oui c'est écrit dessus"
"Ah ben oui"
Et le postier à 2 de QI me tend.. l'autre colis. Bougez avec la Poste.
ooooo000000ooooooo
La vendeuse de chouzes "y'a pas grand monde en ce moment, naaaan ?"
Manu "euh, oui, ce sont les vacances, et peut-être que les gens vont moins dans les magasins aussi"
La vendeuse "ah bon, purkewwaaaa ?"
Manu "ben, la crise, quoi, les gens ont moins d'argent, il y a aussi beaucoup de gens au chômage"
La vendeuse "aaaah ?" - appel d'air dans le cerveau - "il y a beaucoup de gens au chômage ? Je ne savais pas, je ne regarde jamais les infos..."
ooooo000000ooooooo
Copine : "toi qui a voyagé tu me conseilles quoi pour les vacances ?"
Manu "je sais pas tu veux faire quoi ?"
Copine "oh ben pas trop loin et pas trop cher, j'ai pas beaucoup de sous, et puis c'est surtout pour me reposer au soleil, hein"
Manu "tu peux aller en Tunisie, c'est bien et pas cher pour ce que tu veux faire"
Copine "oh ben oui, mais je parle pas la langue"
Manu "mais ils parlent tous français, dans les hôtels"
Copine "ah c'est bien, dans l'hôtel je pourrais demander mon chemin alors"
Manu (au bord de l'asphyxie) "c'est vrai, c'est pratique, au cas où tu te perdes dans l'hôtel"
Copine "ah parce qu'on se perd dans les hôtels" ?
Bonne journée.
Ne gloussez pas trop, ça va nuire à votre image

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06.04.2011
La semaine du boulet - Chapitre III - Le boulet mou
Dans la série nos boulets nous aiment, détestons-les en retour il y a une catégorie qui fait particulièrement monter mon exaspéromètre en flêche.
Les mous.
Non pas que je soit un exemple de dynamisme effréné ni du "levons-nous tôt et travaillons plus pour gagner moins"
Paresse et procrastination seraient même mes 2ème et 3ème prénoms.
Mais quand j'y vais, j'y vais. Avec armes et trompettes. Et pas question de mollir du coude.
Ce serait même carrément la tornade blanche en action.
C'est pourquoi avoir face à moi un espèce de chewing gum qui, quand je lui demande de se secouer le popo, me répond "ben ouais, quoi, on arrive, y'a pas le feu.."
me met un poil en transe.
Il y a deux catégories principales de boulets mous.
Le boulet mou physique : celui ou celle qui a les bras aux genoux, qui arrive à deux à l'heure quand vous êtes pressée, et qui à la vitesse de motricité d'un paresseux sous prozac. Exemple l'ado mâle, les vendeuses de certains magasins, le rasta fan de Bob Marley.
Le boulet mou mental : celui ou celle qui pige tout douzes marches après tout le monde ou après de longues, de très longues explications. Exemple, le boulet de stage qui retarde le groupe, l'inévitable collègue que tout le monde voit arriver en soupirant, la tante Raymonde a qui vous tentez d'expliquer la situation en Libye.
Certains heureux mortels cumulent d'ailleurs les deux qualités. Comme le boulet mou ultime : le personnage de Dany, joué par Jean-Pierre Darroussin dans "mes meilleurs copains" (si vous ne l'avez pas vu, procurez-vous ce film indispensable)
Pour moi qui ait la comprenette assez rapide et la patience d'explication d'un buffle chargeant à pleine vitesse, le boulet mou mental est l'équivalent de la douleur causée par un dentiste forant par erreur une dent saine avec sa fraise.
Probablement pour me punir de mon mauvais fond, l'univers en place d'ailleurs régulièrement un sur mon chemin.
A qui je dois expliquer encore et encore l'impact géostratégique des révolutions au Maghreb sur les approvisionnements pétroliers.
C'est pourquoi le parquet de mon appartement est strié de rayures causée par la crispation des mes ongles sur le parquet..
Resterait à se demander si le boulet a un sexe....
Boulet ? Boulette ?
Peu m'importe.
Au fil des années, j'ai fait mienne cette implacable sentence de Napoléon Bonaparte :
"Le boulet qui doit me tuer n'est pas encore fondu"...
Juste pour vous le best of de Darroussin dans mes meilleurs copains
Et un grand merci à Guy Birenbaum qui a pris la peine de rédiger la conclusion (en violet) de cet affligeant opus alors que je séchais lamentablement dessus hier soir !!
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05.04.2011
La semaine du boulet - Chapitre II - Le boulet informatique
Je peux d'autant mieux me glousser du loser cybernétique que j'en fus un moi-même.
Oui c'est difficile à croire, je sais, vu ma dextérité actuelle, mais il y a environ 5 ans tu me disais "CTRL V & CTRL C" je te répondais "gné ??", le web 2.0 était une planète inconnue (voire dangereuse), et un ordinateur un ennemi maléfique destiné à me faire piquer des crises d'hystérie.
Avec une intelligence brillante (qui a dit "surtout quand on passe du vernis dessus" ?) et un peu de pratique, j'ai réussi à m'en sortir. Ce qui n'est toujours pas le cas de tout le monde. Ma mère (82 ans) est par exemple plus calée en photoshop que certains djeuns qui ont les deux mains dans la même souris..
Exemples
Cas n° 1 - le novice
"Bon faut vraiment que je m'y mette, sans ordinateur, ça devient difficile"
"Tu veux t'acheter un ordi ?"
"Oui, tu me conseilles quoi ?"
"Ca dépend, tu a grosso modo 2 types d'OS Windows ou Mac (sans parler de Linux, je t'expliquerai plus tard). Les deux ont leurs avantages et leurs inconvénients. Après ça dépend de ce que tu veux faire de ton ordi : du web, du graphisme, ou encore des jeux. Là il faut regarder le processeur, la capacité mémoire, la carte graphique. Tout est possible. Tu veux quoi en fait ?"
"Oh ben juste un ordinateur"
Mes copines sont blondes, mais mes copains aussi.
Cas n° 2 : le novice s'est acheté un ordinateur
"Là je l'ai allumé, et il ne se passe rien"
"Tu l'as connecté à ton réseau ?"
"Euh"
"Va dans les options internet, et fais une recherche réseau"
"Oui, les options voilà, c'est où ?"
"Je ne sais pas ça dépend de la configuration de ton ordi et de tes programmes"
"Mais quelle est la différence entre l'ordi et les programmes ?
"Ben l'ordi c'est juste la boite, les programmes c'est ce qui le fait tourner"
"Ah bon ? Mais du coup je fais comment pour internet ?"
J'exagère à peine
Cas n° 3 : le boulet blog
"Ca y est j'ai ouvert mon blog, je voudrais le personnaliser maintenant"
"Ok donc, tu vas dans le back office"
"Le quoi ?"
"L'arrière cuisine, l'atelier de ton blog quoi, l'administration"
"Ah oui ça y est j'ai trouvé... Ah mince j'ai voulu changer un truc et mon blog est tout de travers"
"C'est probablement un petit souci dans le code HTML"
"Le quoi ? (encore)"
"Les lignes de codes informatiques qui font que ton blog tient debout"
"Parce qu'il faut un code pour rentrer dans mon blog ?"
Véridique
Cas n° 4 : le boulet réseau social
"C'est quoi twitter ?"
"Un genre de messagerie instantanée où les gens laissent leurs impressions, leurs idées.."
"Ah bon, mais tu les connais ces gens ?"
"Pas toujours, majoritairement, non"
"Mais pourquoi tu parles avec eux, alors"
"Parce qu'ils ont parfois des choses intéressantes à dire"
"Ca a l'air drôle, je m'y met"
....
"Mais je suis toute seule dessus, là"
"(soupir) oui, il faut que tu trouves des followers avec qui échanger"
"Des quoi ?"
"Des followers, des abonnés, qui te suivent"
"Et c'est payant de s'abonner ?"
Vécu récemment.
Boulets assimilés : le boulet bricolage, le boulet cuisine, le boulet décoration. Peut-être couplé avec le boulet QI minimaliste. Ca marche très bien ensemble.
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04.04.2011
La semaine du boulet - Chapitre I - Le boulet sentimental
Aujourd'hui, début de la grande semaine du boulet où nous allons passer en revue tous les individus qui nous siphonnent notre énergie et nous titillent l'hypophyse à longueur de temps.
Pour démarrer, le boulet sentimental.
J'ai eu, comme tout le monde, à traîner des boulets sentimentaux. Et encore récemment, j'ai du expliquer un peu brutalement à une de mes (désormais ex) copines que ses déboires en boucle commençaient légèrement à me courir sur le haricot. J'en avait fait un billet que je recycle honteusement aujourd'hui.
Parce que se faire plaquer sauvagement par un ou une malotru(te) ça peut arriver à tout le monde.
Mais quand on devient une sérial-plaquée, qui inonde toutes ses relations de ses déboires sentimentaux en boucle, parce qu'on choisit systématiquement des hommes mariés ou qu'on traîne ses conquêtes choisir les alliances au bout de 2 jours de relation, on tombe dans la catégorie... boulet.
Elle : (sanglots) allo (sanglots)
Manu : qu'est-ce qui t'arrives encore (agacement)
Le meuri (en fond) : groumpf
Elle: il n'est pas venu, tu te rends compte, je l'ai attendu toute la soirée, il n'est pas venu. Et il ne m'a même pas appelée.
Manu : ben il a du avoir un empêchement vu la situation.
Elle : Mais il m'avait promis de parler à sa femme. il me l'avait promis. (re sanglots).
Manu : (exaspération) bon écoute, je te l'ai déjà dit, si tu fréquentais AUTRE CHOSE que systématiquement des hommes mariés tu aurais moins de problème.
Elle : mais je l'aime, c'est l'homme de ma vie. Je le sais, c'est le bon cette fois.
Manu : comme les douze fois précédentes.
Elle : je t'assure, il me l'a dit, il va quitter sa femme, il n'y a plus rien entre eux. Le temps de régler deux/trois points pratiques.
Manu : mais bien sur. Et il t'a certainement dit qu'il ne la touchait plus, non ?
Elle : comment tu le sais ?
Manu : parce que les douze précédents t'ont servi la même soupe à la truffe. Et que la truffe, c'est toi.
Elle : tu es odieuse, je te l'ai déjà dit.
Manu : oui, mais je fais comme toi, je n'en tiens pas compte.
Le meuri : groumpf groumpf
Manu : maintenant, si tu veux bien m'excuser, j'ai une soupe et une tisane qui m'attendent. Toi tu as tes histoires de fesses, moi j'ai mes histoires de mamie.
Elle : (sanglots) tu es horrible, je te souhaite un jour d'être au fond du trou et de n'avoir personne pour te tendre la main.
Manu : c'est probablement ce qui va arriver. Autre chose ?
Elle : et ce n'est pas la peine de me rappeler.
Manu : ça ne risque pas.
Elle : raccrochement rageur.
Le meuri : y'a quelque chose à la télé ?
Manu : boh, rien, comme d'hab...

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31.03.2011
Bijour, c'est pour un sondage
A la demande générale de mon vaste public de 2 personnes, je compte faire à partir de lundi prochain la semaine du boulet.
5 jours seront consacrés nos amis lourdingues qui nous pompent l'air avec délice et délectation.
J'ai quelques profils en ligne de mire, qui me courent particulièrement sur le haricot,
- Le boulet informatique : que j'ai moi-même été, mais grâce à ma grande intelligence j'ai su sortir rapidement de cette catégorie infamante
- Le boulet sentimental : la copine qui vous appelle à une heure du matin pour dire qu'elle vient de se faire plaquer pour la 30ème fois consécutive
- Le boulet mou : le "qu'est-ce que je peux faire, j'sais pas quoi faire" ...
- Le boulet 2 de QI : à qui il faut tout expliquer, tout le temps, partout, et qui ne comprend jamais rien
- A l'inverse le boulet "je sais tout" : qui sait tout, sur tout, tout le temps et qui donne des leçons à tout le monde.
- Le boulet planant : qui est tellement déconnecté de la réalité qu'il faut l'attacher au sol avec un câble
- Le boulet feu au cul : qui a un objectif sur terre et un seul : coucher avec tout ce qui bouge.
- Le boulet poissard : qui balade la scoumoune systématiquement sur tout ce qu'il entreprend. Et vous en fait bénéficier au passage
- Le boulet gnangnan : fan de Barbara Cartland et des poneys rose
- Le boulet familial : qui peut concentrer à lui tout seul les caractéristiques précédentes
Du coup, j'ai plus de 5 profils et je voudrais savoir, dans un élan de démagogie totale, lesquels vous intéresseraient le plus.
Après je ferai semblant de m'intéresser à vos avis et je choisirai ce qui m'arrange.
C'est ça la démocratie.
Et puisque je fais exceptionnellement semblant de m'intéresser à vos opinions, si vous avez des idées de boulets qui vous motivent particulièrement, vous pouvez les déposer dans l'urne.
J'aviserai en conséquence.
Et sinon pour les boulets qui n'auraient pas capté ce qui précède, la semaine du boulet c'est à partir de lundi prochain.

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10.09.2010
Le boulet intersidéral de groupe
Un départ imminent m'a remis en présence d'un spécimen humain assez courant sous nos latitudes. Et que vous avez certainement croisé un jour ou l'autre.
Le boulet de groupe.
Et même plus précisément le boulet de groupe de voyage.
Celui qui perd sa valise et la cherche pendant tout le séjour ; arrive régulièrement en retard aux départs donc plante tout le monde ; est malade en car et EXIGE la place devant ; prend un coup de soleil géant le premier jour ; est le seul à subir les attaques d'UN moustique (mais un géant, d'au moins 18 cms, un monstre) qui l'a laissé tout boursouflé ; fait une allergie massive à la nourriture épicée locale ; et donc une gastro qui oblige tout le monde à attendre 3 heures aux urgences de l'hôpital général de Sbrjnoutchetche (Kazakhstan Sud) ; manque de se noyer dans la piscine et finalement loupe l'avion du retour.
Un genre de Jean-Claude Dusse, en somme.
Dans le genre, je crois bien que j'ai touché le jackpot.
Comme vous le savez (ou pas) je vous quitte ce soir pour un week-end à un tarif totalement indécent (dans le genre qui coûte rien) à Prague.
Organisé par notre CE qu'il est CE. Donc avec des collègues, qu'ils sont collègues.
Lors d'une réunion préparatoire au dit week-end tout le monde était d'accord pour n'avoir qu'un bagage cabine, évitant ainsi de perdre du temps à l'arrivée déjà assez tardive vendredi soir...
Jusqu'à ce qu'un email d'un des participants brise cette belle cohésion.
Et oui, notre Jean-Claude Dusse Praguois suit visiblement un traitement et a des médocs LIQUIDES. Ce qui l'oblige à mettre son bagage EN SOUTE.
Je lui ai quand même retourné un email rageur lui signalant qu'avec UNE ORDONNANCE il pouvait passer avec ses p$èhfjgf*tin de médocs liquides.
Avant de me souvenir que durant de précédents voyages professionnels groupir, Jean-Claude nous avait déjà plombé deux/trois coups.
Je m'attends donc au pire.
Je sens le drame arriver sur Jo La poisse. On va le retrouver en slip dimanche soir à l'aéroport, c'est clair. Heureusement nous ne faisons que voyage et hôtel commun. Nous n'aurons donc pas à gérer son portefeuille perdu ou son allergie à la choucroute tchèque pendant le séjour.
Si ça se trouve d'ailleurs, pour punir ma languedeputitude, l'univers va se venger et c'est moi qui vais perdre mon portefeuille et faire une allergie à à la choucroute tchèque.
Oui, et si ce week-end, c'était moi le boulet...
Noooooooooooooooooooooooon
Evidemment, vu que je quitte les frontières je ne pourrais pas vous offrir un live-tweet du week-end. Si je trouve un wi-fi tchèque, je tenterais quelques messages. Je vous raconte bien sur TOUT au retour...

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20.01.2009
Blaireau du jour, bonjour..
Dimanche midi, anniv' d'une copine. On se réjouissait à l'avance d'une bonne bouffe et d'un coup à boire en très agréable compagnie d'une vingtaine d'adultes consentants dont quelques inconnus, mais, comme dit l'autre, plus on est de fous..
Et puis les copains de ma copine sont mes copains...
Quoique...
Nous arrivons devant la propriété grande banlieusarde de ma potesse au moment où son meuri (car elle a aussi un meuri) descend de sa voiture. Par l'autre portière s'extrait une... comment dire ... hallucination visuelle. Format joueur de rugby qui aurait arrêté le rugby (c'est à dire que les muscles migrent vers l'avant pour se transformer en cuirasse Kronenbourg), 2 mètres, 100 kilos, des mocassins marron au pied, un jean, une chemise bleue AVEC cravate sous un gilet rose (pétard le rose, genre Paris Hilton) et une casquette de sport bleue délavée, visiblement chinée chez Emmaus.
Un croisement entre Michael Moore et le paysan Creusois en goguette au salon de l'Agriculture..
Ma lèvre inférieure subit un flêchissement imperceptible de quelques centimètres. Et je me dis "NON MANU, tu ne JUGES pas sur l'apparence, TU DIS BONJOUR, TU NE RIGOLES PAS et tu es une BONNE FILLE".
Ok, on se présente, Manu, bisous, bisous, le meuri, poignée de main... tout ça..
On part s'installer dans le salon pour l'apéro, en saluant les invités déjà arrivés et en attendant ceux qui ne l'étaient pas encore..
Mon instinct de survie me commande de me placer LOIN de l'énergumène sus-décrit. J'ai un assez bon instinct de survie, lié à quelques générations d'ancêtres plus ou moins massacrés.
Et heureusement...
Car à l'autre bout du salon, les plaisanteries graveleuses, hors sujet et pas franchement drôles commencent à jaillir au fur et à mesure que l'apéro - et les verres absorbés - progressent.
Pourtant j'aime plutôt pas mal les plaisanteries pouet-pouet en temps ordinaire, vous avez pu vous en rendre compte..
Arrivée d'un couple de copains dont la moitié masculine est Antillaise, saluée par un "ah voilà les quotas !". Personne ne relève, je dresse l'oreille, mais pense avoir mal interprété le contexte. Nouvelle salve de plaisanteries vaseuses et bruyantes jusqu'à l'arrivée d'un autre couple dont la partie testostéronée est ... Tunisien. Retour des quotas... Petit bruissement dans l'assistance MAIS personne ne réagit. Troisième salve de quotas à l'arrivée d'une copine dont le prénom est un peu exotique... Au 4ème quota je me lève d'un bond et commence à l'ouvrir... Mais brouhaha aidant personne ne m'entend.
Oui, car quand je m'énerve, j'ai tendance à monter à la charge en oubliant totalement le format de mon interlocuteur. Qu'il soit un bestiau d'un quintal tout en muscles, ceinture noire de Tae-Kwan-Do et moi un yorkshire nain énervé, ne va pas du tout m'arrêter. Mon meuri a l'habitude. Il n'intervient même plus.
La copine assise à mes côtés me tire en revanche par la manche en m'enjoignant de me rasseoir.. Elle me raisonne en me disant que ce n'est ni l'endroit ni le moment de faire un esclandre. Le maître de maison nous rejoint et je lui fait part de mon étonnement de le voir fréquenter un boulet pareil. Il me dit de ne pas le prendre ce que dit l'énergumène au pied de la lettre et qu'il ne connait personne d'aussi gentil et timide.
Un peu estourbie par ces révélations, je lui demande "mais qui c'est, ce clampin, au fait ?" Il répond "c'est mon avocat !"
Blanc...
Comme quoi le blaireau se reproduit dans toutes les couches sociales, contrairement à ce qu'on pourrait en penser...
Le repas et l'après-midi se déroulent sur fond de vannes et réflexions toutes plus distinguées et drôles les unes que les autres. Je ferme les écoutilles en faisant abstraction et me concentre sur des conversations VRAIMENT intéressantes et drôles avec mes cop's...
A la fin de l'après-midi, les présents réduits à un petit comité se disent au revoir en se souhaitant bonne route. L'avocat du diable m'empoigne et me plaque au mur en faisant mine de me rouler une pelle, devant mon meuri. Je lui sussurre à l'oreille "tu sais que mon genou est juste à la bonne hauteur, je te conseille vivement de me lâcher, sinon tu vas très bien imiter Mikael Jackson pendant les 5/10 minutes qui viennent"...
La menace s'étant frayée un chemin jusqu'à son cerveau babouinesque, l'hurluberlu me lâche enfin et nous prenons congés...
Renseignements pris, le monsieur, par ailleurs normalement gentil et sympathique a eu une année très difficile sur le plan personnel et a vraisemblablement melangé alcool et médocs ce qui l'a conduit à ces dérapages à répétition. Ce qui peut expliquer, mais pas excuser sa conduite. Et le maître de maison qui le trouvait jusqu'ici gentil comme tout en avait quand même un peu ras-le-bol en fin d'après-midi...
Ceci dit, au niveau professionnel, ce monsieur reste apparemment un très bon avocat..
Et vous, vous en avez eu récemment à faire à des blaireau de ce style ?? (ennA avait fait il y a peu un article sur le même sujet)...

06:02 Publié dans Les chroniques à Manu | Lien permanent | Commentaires (42) | Envoyer cette note | Tags : boulet, beauf, blaireau, anniversaire, copine |
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